Observatoire de la distribution (janvier 2026)

L’observatoire de la distribution cinématographique dresse un panorama des entreprises du secteur, avec un focus sur les entreprises de distribution candidates à l’aide aux entreprises du CNC, analyse le rôle des distributeurs dans les films d’initiative française agréés (MG et frais d’édition) et suit l’évolution des plans de sortie des films en salles.

A retenir :

Un tissu d’entreprises actives sur la première exclusivité au plus haut en 2024 mais un secteur toujours très concentré

  • Une dynamique de fragmentation du marché qui repart sur le segment de la première exclusivité, nourrie par de nombreuses structures qui ont une activité ponctuelle sur ce segment ou éphémère
  • Un secteur qui reste fortement concentré: les 10 premières sociétés (sur 167) cumulent les 3/4 des revenus des films en première exclusivité
  • Un niveau de concentration qui reste cependant plus faible que dans les autres grands marchés occidentaux (85-90 %)
  • Une fréquentation qui se maintient en 2024 et a davantage bénéficié cette année-là aux distributeurs indépendants, grâce au succès du cinéma national

Des performances financières meilleures qu’avant crise pour les distributeurs indépendants candidats aux aides aux entreprises du CNC

  • Un chiffre d’affaires en 2024 pour ces 28 sociétés supérieur au niveau d’avant-crise
  • Une activité qui se développe, comme en témoigne la forte progression du nombre d’ETP (+ 59 % par rapport à 2017)
  • Plus de la moitié des sociétés excédentaires, au plus haut depuis 2017; une proportion toujours élevée de sociétés déficitaires mais un déficit plus modéré

Des investissements moyens par FIF en recul en 2024, notamment en termes de frais d’édition

  • Diversification des risques : des montants investis en MG salles supérieurs au niveau d’avant crise au global mais pour un nombre record de films agréés en production, ce qui entraîne un recul du MG moyen par film d’initiative française
  • Des frais d’édition moyens au plus bas et en recul sur un an ; une proportion moindre de films promus sur les médias traditionnels (affichage notamment)
  • Une part des coûts totaux des films couverte par les distributeurs (MG et frais d’édition inclus) au plus bas depuis 10 ans

Des investissements sur les FIF recoupés1 dès leur année de sortie au global du secteur avec, comme chaque année, des réalités très contrastées dans une économie risquée de prototypes

  • Au global, plus des¾ des investissements couverts par les encaissements salles de l’année, un taux de recoupement au plus haut sur dix ans
  • En y ajoutant les aides publiques pour ces FIF, des frais intégralement couverts dès l’année de sortie pour toutes les catégories de distributeurs français
  • Une bonne performance due à une minorité de distributeurs: un sur 10 voit ses frais couverts par les seuls encaissements salles de l’année (au plus haut cependant depuis dix ans) et 39 % par les encaissements salles de l’année et les aides publiques

Des stratégies de sortie salles qui ont évolué avec la crise (plans de sortie plus larges et moins denses) et qui perdurent en 2024 pour les distributeurs français, notamment les indépendants ; un retour aux standards d’avant crise pour les majors

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Source: CNC – Observatoire de la distribution (janvier 2026)

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