À Berlin, le Georgian Film Institute cherche des coproducteurs internationaux face au durcissement du régime

À Berlin, le Georgian Film Institute cherche des coproducteurs internationaux face au durcissement du régime

Présent à l’European Film Market de Berlin, le Georgian Film Institute cherche des coproducteurs pour permettre aux cinéastes géorgiens de poursuivre leurs projets.

Morocco European Film Market

Cette année encore, le Georgian Film Institute est présent à l’European Film Market (EFM) de Berlin. Créée il y a plusieurs années, cette structure indépendante vise à soutenir les cinéastes géorgiens dans un contexte national de plus en plus restrictif. En effet, la Géorgie connaît une bascule autoritaire menée par le parti pro-russe au pouvoir Rêve géorgien : “Aujourd’hui, il n’y a aucun moyen de faire des films en dehors de leur censure, tout simplement”, explique Salomé Alexi, cinéaste et présidente de l’institut.

Selon elle, le “CNC géorgien”, le Centre national du cinéma géorgien, n’accepte pas de projets comportant des critiques politiques : “Un film comme Dossier 137 de Dominik Moll ne pourrait pas exister en Géorgie”, illustre-t-elle. Plutôt étonnant, l’institution étatique évoquée dispose d’un stand au marché de Berlin, à quelques mètres de celui du Georgian Film Institute.

Face à ces restrictions, l’institut soutient les cinéastes en parlant de leurs projets, en organisant des projections des films. “Nous aidons également les films en trouvant de l’argent pour qu’ils puissent se réaliser”, détaille Salomé Alexi. En venant à Berlin, l’institut a pour ambition de trouver des coproducteurs pour divers projets géorgiens, sachant qu’il leur est difficile d’obtenir un soutien national.

Irina Gelashvili fait partie des producteurs présents sur place, à Berlin. Elle a fondé la société Radium et produit un film sur le chanteur d’opéra Paata Burchuladze devenu une figure emblématique des mouvements de protestation contre le régime. Ce film est réalisé par la réalisatrice Teo Jorbenadze. Des négociations sont en cours avec Arte pour le financement de ce documentaire. Elle explique que le financement de la fiction est plus complexe : “Le système européen de coproduction exige notamment que l’on dispose déjà d’un financement dans son propre pays”, développe-t-elle. Elle prépare également un projet sur la question de la police géorgienne.

Source: Ecran total

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