Alors que l’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les chaînes de fabrication audiovisuelle, plusieurs producteurs et réalisateurs internationaux ont partagé au Marché du Film leurs retours d’expérience sur l’intégration de Kling AI dans des productions destinées aussi bien aux plateformes qu’à.

Organisée sous le titre « From Creative Possibility to Production Reality: Kling AI in Cinematic Workflows », la rencontre a réuni des créateurs venus des États-Unis, de Corée du Sud et de Chine autour d’une même question : comment les nouveaux outils d’IA peuvent-ils s’intégrer aux pipelines professionnels sans remettre en cause les exigences créatives et techniques du cinéma ?
Trois projets ont servi d’études de cas : House of David de Wonder Project, Raphael, présenté comme le premier long métrage sud-coréen entièrement produit à partir d’IA générative, et Born of the Tide, projet d’animation chinois exploitant les capacités de génération visuelle de Kling AI.
Jon Erwin, fondateur et directeur créatif de Wonder Project, a détaillé la manière dont Kling AI s’intègre aux workflows de production de ses projets.
Selon lui, ces technologies ne remplacent pas les équipes de fabrication mais permettent d’accélérer certains processus existants.
« They amplify and accelerate your creativity », a-t-il déclaré.
Le producteur a également rappelé que l’intégration d’outils comme Kling AI ne dispense aucunement des standards techniques imposés par les diffuseurs.
« We delivered in 4K HDR to Amazon …We have to pass all those standards », a expliqué Jon Erwin.
Le réalisateur sud-coréen Eekjun Yang, cofondateur de Mateo AI Studio et directeur du MBC C&I AI Content Lab, a présenté Raphael, actuellement développé pour une sortie en salles en 2026.
Le cinéaste explique avoir intégré Kling AI dès les premières phases du développement afin de travailler la continuité émotionnelle et les expressions des personnages.
Selon lui, certaines scènes spectaculaires à grande échelle peuvent aujourd’hui être plus faciles à produire avec l’IA que des scènes reposant sur des interactions humaines plus fines.
Le réalisateur souligne également les capacités de Kling AI dans le traitement des expressions émotionnelles, un critère particulièrement important pour une œuvre narrative destinée au grand écran.
Du côté de l’animation, Wei Li, réalisateur de Born of the Tide, a présenté une approche associant Kling AI, supervision artistique traditionnelle, storyboard, design de production et références visuelles réalisées manuellement.
Le réalisateur insiste sur le maintien d’un contrôle créatif fort malgré l’intégration croissante de nouveaux outils technologiques.
« AI should free your hands and express your mind », a résumé Wei Li.
Au-delà des démonstrations techniques, les échanges ont surtout mis en lumière une évolution plus profonde : l’intégration progressive d’outils comme Kling AI dans des workflows de production professionnels déjà structurés.
À Cannes, le débat ne porte plus uniquement sur la possibilité d’utiliser l’IA dans la création audiovisuelle, mais de plus en plus sur la manière dont ces technologies peuvent s’inscrire dans les réalités industrielles du cinéma, de la production et de la diffusion internationale.
Source: Cinéma et IA : des expérimentations aux réalités de production