LeFigaro.fr/Madame. – Qu’est-ce que cela fait d'être la nouvelle coqueluche du cinéma français ?
Alice Isaaz. – Je ne me rends pas compte. Les trois tournages ont été très espacés. La Crème de la crème a été tourné il y a un an et demi et Les Yeux jaunes des crocodiles, il n'y a pas si longtemps. Aujourd'hui, les trois sont à l'affiche en un mois. Je suis contente. Je le vis bien !





Tu partages l’affiche des Yeux jaunes des crocodiles avec Julie Depardieu, Emmanuelle Béart et Patrick Bruel. Le tournage était-il impressionnant ?
Lorsque je suis arrivée sur le plateau, j'avais beaucoup d'appréhension : pour la première fois, j'allais me frotter à des pointures. Mais ils ont été bienveillants et m’ont mise à l’aise. Je n'ai pas du tout ressenti le fait d'être la plus jeune. Je me suis très bien entendue avec Julie Depardieu (sa mère dans le film, NDLR) et comme j'avais beaucoup de scènes avec elle, ce fut une chance.

Parmi les trois personnages que tu interprètes au cinéma en ce moment, lequel te ressemble le plus ?
Par élimination, je vais dire Kelly dans La Crème de la crème. Hortense, mon personnage dans Les Yeux jaunes, a des relations très compliquées avec sa mère, ce qui n'est pas du tout mon cas. Et, elle est hyper arriviste. Pour Eli, dans Fiston, disons que je suis moins entreprenante qu’elle avec les garçons (rires). À l’image de Kelly, il m’arrive souvent d’être dans l'observation et je me protège dans mon rapport aux autres.

Le cinéma, c’était un rêve de petite fille ou un hasard de la vie ?
J'ai passé un bac scientifique et je voulais faire médecine ou pharma. Mais Jonathan Borgel m'a repérée dans la rue à Biarritz et m'a proposé de tourner dans un court métrage. L’expérience m’a plu, j’ai commencé à me renseigner sur ce métier et sur les écoles. Finalement, après le bac, je me suis inscrite au cours Florent. Mes parents étaient un peu inquiets, mais ils m’ont soutenue.

Est-ce que tu as aussi des projets au théâtre ?
L'année dernière, j’étais sur les planches dans un format court de Noé Debré, le scénariste de La Crème de la crème. Avec cette pièce, on a gagné le festival Mises en capsules. On a donc décidé de l’allonger pour la jouer à nouveau ; idéalement, ce serait pour le mois de septembre. J’adore le cinéma, mais je ne peux pas dire que je le préfère au théâtre, que je n’ai pas suffisamment expérimenté et qui procure d’autres sensations.

Quel rôle espères-tu obtenir à l'avenir ?
Au risque de passer pour une hystérique, je me verrais bien dans un rôle de psychopathe ou de serial killeuse ! Ou alors dans un superbe rôle d'époque, une reine par exemple.

Peux-tu citer l’actrice ou l’acteur qui t'inspire le plus ?
Trop de noms me traversent l’esprit pour n’en citer qu’un. Si je suis obligée, parmi les acteurs, je dirais Benoît Poelvoorde, tant au niveau des qualités humaines, que du jeu d’acteur.

Et un réalisateur particulier avec qui tu voudrais jouer ?
Là aussi, il y en a plein ! C'est réducteur de n'en citer qu'un seul, mais j’aime beaucoup le travail de Jacques Audiard.

Est-ce qu’Hollywood te fait rêver ?
Le cinéma américain, pourquoi pas. Mais pour l'instant je préfère me concentrer sur la France, les acteurs et les réalisateurs français.

Dans quoi va-t-on te revoir en 2014 et en 2015 ?
En ce moment, je termine le tournage de L'Héritière, d’Alain Tasma, qui sera diffusé sur France 3. Et je viens d’être recrutée pour rejoindre le casting du prochain film de Christian Carion dont le tournage commence début juin. C’est une histoire qui se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale.

Source : Madame Figaro - Tatiana Chadenat
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