Le laboratoire cinématographique LTC et la société Scanlab (post-production numérique), filiales à 100% de Quinta Industries, ont également été placés en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois.

Quinta industries, détenue à 83% par l'homme d'affaires franco-tunisien Tarak Ben Ammar et à 17% par Technicolor (en procédure de sauvegarde, NDLR), est en cessation de paiement depuis le 1er septembre et les salaires d'octobre n'ont pas pu être payés, a-t-on appris de source judiciaire. Un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) devrait être présenté d'ici deux mois aux 182 salariés des trois sociétés, a annoncé M. Ben Ammar à l'AFP sans plus de précisions.

Les difficultés financières des trois sociétés sont liées notamment au déclin de l'activité photochimique, qui a accéléré sa chute à partir du 2e semestre 2010.

"Le processus de numérisation des salles de cinéma s'est anormalement accéléré sur le marché français au cours des derniers mois, entraînant ainsi une réduction accrue des activités photochimiques", a expliqué à l'AFP Tarak Ben Ammar.

Le redressement judiciaire est également, selon M. Ben Ammar, la conséquence du rejet par le Conseil de la concurrence en 2008 de son offre de fusionner LTC aux laboratoires Eclair (dans lequel il avait déjà 43% des parts).

"Ce refus a poussé les laboratoires GTC à la liquidation, Eclair a été placé en procédure de sauvegarde en 2009 et aujourd'hui c'est au tour de LTC d'être placé malheureusement en redressement judiciaire", a estimé M. Ben Ammar.

Bien que LTC, Scanlab et Quinta aient "anticipé ces mutations technologiques en orientant leurs activités vers le numérique", "la montée en charge de ces activités ont fait apparaître d'importants besoins financiers", selon M. Ben Ammar.

Mais "les banques ont été extrêmement réticentes" malgré la proposition de mettre en vente un terrain estimé à 13 millions d'euros, a-t-il ajouté. En 2010, le chiffre d'affaire de LTC s'est élevé à 32 millions d'euros, celui de Quinta à 6,6 millions d'euros et celui de Scanlab à 6,3 millions d'euros.

Source : AFP
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