« Au nom de tous les communistes, nous en appelons à vous, fille prodigue de cette pauvre Ukraine et déserteur du monde slave. L'Union soviétique vous a donné une éducation gratuite, un accès gratuit à la médecin mais personne ne savait que vous commettriez un acte intellectuellement et moralement répréhensible en devenant une des James Bond girl, qui, dans ce film - Quantum of Solace - tue des centaines de Soviétiques et autres citoyens de pays socialistes, Cubains, Vietnamiens, Nord-Coréens, Chinois et habitants du Nicaragua. » Quelle horreur, honte sur elle...

Sergei Malenkovich, puisque c'est de lui qu'il s'agit, n'y va pas avec le dos de la louche à caviar. Ce responsable régional du parti considère le dernier James Bond comme « une insulte aux Russes. » Le film cherche, dit-il, « à montrer une Ukrainienne couchant avec un Américain. Cela fait partie de la guerre psychologique. »

Pourquoi tant de haine ? Car ladite Olga ne se met même pas dans de beaux draps, fussent-ils ceux de 007. Elle se contente juste de l'embrasser. Pas de quoi en faire un fromage, aiguiser la faucille, sortir le marteau et tout écraser. Et puis, comment ce Sergei a-t-il pu voir un film qui n'est sorti que dans quelques pays ce seul vendredi 31 octobre ? L'a-t-il piraté ? A-t-il bénéficié d'espions ayant réussi à s'infiltrer lors de certaines projections privées ? Mais dans quel monde vivons-nous ? Espérons que dans le 22ème opus bondien, l'agent secret de Sa Majesté s'en ira régler son compte au chef de l'organisation communiste.

Source : www.toutlecine.com / Gwen Douguet
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