Certes, son nom est Bond...James Bond. Mais dans le 22e épisode de la série, sur les écrans à partir de ce vendredi 31 octobre, l'agent 007 change. Finis, les gadgets à gogo. Quasiment disparu - hélas- son humour so british. Oubliées - ou presque - les créatures de rêve qui peuplaient son lit. James est devenu sérieux, trop sérieux presque. Une évolution du rôle déjà perceptible dans le chapitre précédent, «Casino Royale». Ceci dit, «Quantum of Solace», réalisé par Marc Forster, reste un bon cru jamesbondien. Original même.

C'est ainsi la première fois qu'il s'agit d'une suite directe du film précédent. De fait, l'action de « Quantum of Solace » démarre une heure après la fin de «Casino Royale ». Et l'intrigue des deux films forme un tout.

Dans ce nouvel opus, James (toujours interprété par le musculeux Daniel Craig cherche à retrouver les vrais responsables de la mort et de la trahison de sa très chère Vesper (interprétée par Eva Green). Et là, il tombe sur le très méchant et très riche Mathieu Almaric. Ce dernier campe - très bien et sans forcer - le rôle d'un homme d'affaires impitoyable qui cherche, au prix de beaucoup de vilénies, à mettre la main sur des quantités époustouflantes de la plus vitale des matières premières de la planète... l'eau.

Dans sa quête de vengeance, James Bond doit se méfier de tout le monde. De la CIA comme du MI6 Britannique, son propre service. Il peut, en revanche, compter sur la très belle Camille (jouée par la sculpturale Olga Kurylenko) qui mène, elle aussi, sa vendetta personnelle. S'ensuit une série de poursuites - cascades en voiture, à pied, en avion et en bateau... Toutes plus spectaculaires - mais parfois trop violentes - les unes que les autres. Surtout celle en bateau, tout simplement époustouflante.

«Quantum of Solace» regorge d'action et d'effets spéciaux. Le rythme est haletant et le scénario nous entraîne comme toujours aux quatre coins du monde, d'Autriche en Italie, sans oublier l'Amérique centrale et du sud. Les amateurs du genre ne devraient donc pas être déçus, même s'il leur faudra comprendre que le James Bond du XXIe siècle ne ressemble pas à celui du XXè.

Source : La Tribune / Jean-Christophe Chanut
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