L'existence est ponctuée de moments importants : le jour où l'on quitte le nid familial pour devenir indépendant, celui où l'amour vient frapper à notre porte, le jour où le monde de l'enfance disparaît pour faire place à celui des adultes ou encore celui où un être aimé cesse d'exister… Des instants parfois heureux, souvent tristes, satisfaisants ou laissant des regrets, mais qui donnent toute la valeur et le goût de la vie que Rémi Bezançon est bien décidé à nous faire partager avec celles décrites dans Le Premier jour du reste de ta vie.

Après sa sympathique comédie romantique Ma vie en l'air, le réalisateur s'attaque cette fois-ci à un autre genre usé jusqu'à la corde : la chronique familiale. Ainsi, à travers le récit d'une journée bien précise du quotidien de chaque membre d'un foyer, Rémi Bezançon s'attache à décrire l'instant primordial, l'événement clé qui formate le devenir de tout être et de sa nature. Une narration thématique judicieuse puisqu'elle permet une multiplicité de ton (à laquelle s'adapte la mise en scène) qui sait éviter la linéarité redondante de ce type de production.

Si l'originalité de sa forme joue en sa faveur, Le Premier jour du reste de ta vie souffre malheureusement d'une légère propension à trop appuyer sur la nostalgie de son spectateur : il est évident que beaucoup se reconnaîtront dans le portrait de l'un des personnages, au détour d'un passage, d'une anecdote qui provoquera indéniablement une ou plusieurs réminiscence(s) de son propre vécu (ce n'est pas pour rien que cette famille n'a pas de nom). Mais au lieu de laisser venir naturellement cette dimension universelle, Rémi Bezançon tente de la provoquer artificiellement dès le début par une accumulation de petits détails (et parfois de clichés), annihilant sa démarche dans la première partie et empêchant du coup Le Premier jour du reste de ta vie de devenir - à l'inverse du magnifique C.R.A.Z.Y. il y a deux ans - le coup de cœur affectif qu'il aurait pu être.

Fort heureusement l'humour et une troupe de comédiens, de Jacques Gamblin à Marc-André Gondrin tous excellents et touchants, a tôt fait de nous séduire dans une tranche de vie à laquelle on aurait vraiment aimé participer, nous faisant mélancoliquement regretté l'arrivée injuste du générique de fin. C'était l'essentiel à obtenir. Source : www.cinema-france.com / Julien Munoz



Casting complet

Réalisateur
Rémi Bezançon

Acteurs
Jacques Gamblin
Zabou Breitman
Déborah François
Marc-André Grondin
Pio Marmai
Roger Dumas (II)
Cécile Cassel
Sarah Cohen-Hadria
Gilles Lellouche
François-Xavier Demaison
Stanley Weber
Camille de Pazzis
Aymeric Cormerais
Jean-Jacques Vanier
Philippe Lefebvre
Françoise Brion

Producteur
Eric Altmayer / Nicolas Altmayer / Isabelle Grellat - MANDARIN CINEMA

Scénariste
Rémi Bezançon

Equipe technique
Directeur de la photographie / Antoine Monod
1er assistant réalisateur / Jean-Louis Frémont
Compositeur / Sinclair
Monteuse / Sophie Reine
Chef décorateur / Maamar Ech-Cheikh
Collaboratrice artistique / Vanessa Portal
Costumière / Marie-Laure Lasson
Superviseur post-production / Patricia Colomba
Ingénieur du son / Eddy Laurent - Olivier Walczak - Anne Gibourg - Emmanuel Croset
Directrice du casting / Maya Serrulla
Directeur de production / Thierry Muscat
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