C’est là qu’il supervise les travaux d’un projet qui réunira plateaux de tournage, bureaux et structures d’accueil pour les professionnels du 7ème Art. «Mon expérience de réalisateur et de producteur a été déterminante, explique-t-il. Je rêvais depuis des années d’un outil de travail comme celui qui va voir le jour.»

«Attirer les Américains»

Dans les immenses bâtisses délabrées éclairées par des verrières géantes, les pigeons ont élu domicile. Luc Besson gomme ce décor désolé pour faire découvrir le sien : des palmiers dans la cantine «conçue comme un food-court à l’Américaine», des allées d’arbres et surtout une structure d’accueil pour de gros tournages et de plus petits. «Tout le monde sera le bienvenu, explique-t-il, je rêve que des cinéastes débutants investissent les studios la nuit pour y donner vie à leurs courts-métrages.»

Luc Besson veut ouvrir une école de cinéma dont les élèves pourront se former sur les plateaux ou de mettre à la disposition des productions étrangères un bureau qui centralisera leurs démarches administratives. « J’aimerais attirer les Américains qui viennent tourner à Paris et qui repartent terminer leurs films à Prague parce qu’il n’y a pas de studios pour les accueillir. C’est dommage de penser que cet argent est perdu pour la France.»

Pas de détails sur le financement

Luc Besson et sa compagnie EuropaCorp seront les premiers à tourner à la Cité du Cinéma dès son ouverture. «Cela me semble normal d’essuyer les plâtres mais je ne peux pas encore vous dire ce que sera ce premier long-métrage, ni qui le réalisera. Nous avons plusieurs projets en cours d’écriture.

Le seul aspect de son projet sur lequel Luc Besson se montre aussi fermé qu’une huître est le financement. « Je vous donnerai des détails dans quelques semaines, quand tout aura été finalisé. Il peut être nuisible de communiquer trop tôt sur ces sujets épineux.»

Après un dernier sourire en découvrant une vieille pancarte déchirée indiquant un club d’aquariophilie baptisé «Le grand bleu» (un signe ?), Luc Besson retourne à ses affaires pour continuer à appliquer la devise qui pour l'instant lui réussit : «Plus de discours, de l’action !»

Source : Caroline Vié / 20minutes.fr
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