Il existe un quadra, dont les bureaux sont situés dans le VIIIème arrondissement, qui incarne le producteur à l'ancienne au sens noble du terme. Il croit aux stars, au rêve, aux belles avant-première, à la magie du cinéma.




Depuis 1492 de Ridley Scott, il a produit "les Rivières pourpres", "l'Enquête corse", "En plein coeur", "Animal"... Le succès, il connaît. La recette est simple: le travail, le travail, et le travail.

Qu'il mise plus de 18 millions d'euros sur une biopic d'Edith Piaf, cela a l'air normal aujourd'hui.Pourtant, quand le cinéaste Olivier Dahan lui a envoyé un texto exprimant son souhait de faire un film populaire consacré à Edith Piaf, il fallait y croire. 5 millions d'entrées France plus tard et 400.000 DVD vendus, La Môme a conquis le pays. Et l'international. Titré "La vie en rose" aux Etats-Unis, le film a franchit le cap des 10 millions de dollars de recettes et fait figure d'outsider pour les oscars. Marion Cotillard devrait fort logiquement être nommée dans la catégorie meilleure actrice.

Pour 99 francs, Goldman a pris le temps. Cinq années se sont écoulées avant la sortie du film. En choisissant Jan Kounen, qui sortait du bide de Blueberry, Goldman a vu juste. Avec Jean Dujardin, acteur plus complexe qu'on ne peut le croire, l'adaptation du best seller de Beigbeder (420.000 exemplaires vendus chez Grasset) est une réussite. Film grinçant, visuellement époustouflant, voilà du cinéma à la fois grand public et à la fois original. Belle année, Monsieur Goldman.

Source : http://lewesternculturel.blogs.courrierinternational.com