La première cotation a eu lieu, le même jour, avec un prix de 15,50 euros par action. A l'issue de l'opération d'introduction en Bourse, le public et les investisseurs institutionnels détiendront 21,4 % du capital et des droits de vote d'Europacorp, créé en 1999, contre 63,2 % à Luc Besson.

SÉDUIRE HOLLYWOOD

Le cinéaste compte sur cette entrée en Bourse pour séduire stars et patrons d'Hollywood par une stature financière reconnue et deux à trois productions à gros budget chaque année. "La Bourse est une force d'attraction pour les talents, pour négocier avec les agents des stars aux Etats-Unis", a expliqué l'auteur du Grand Bleu. "Les agents des grandes stars travaillent avec des avocats qui sont demandeurs d'une certaine stature financière au moment de s'engager, ce sont eux qui nous demandent d'aller en Bourse", a-t-il expliqué, lors d'une conférence de presse, mercredi 4 juillet.

M. Besson conservera 62 % des actions de la PME qui n'emploie qu'une soixantaine de salariés permanents et des intermittents du spectacle correspondant à l'équivalent de 126 postes à plein temps. Les fonds levés pourraient servir à "d'éventuels rachats de catalogues", mais Luc Besson compte toujours sur le système français de préfinancement des films par les télévisions pour offrir au grand public un large choix à l'affiche.

M. Besson prévoit aussi de louer environ un quart des 25 000 mètres carrés de studios de la future Cité du cinéma de La Plaine-Saint-Denis. "Nous voulons continuer à produire 8 à 10 films par an, sans nous engager au-delà, pour rester exigeant sur la qualité, mais avec 2 ou 3 films à très grande audience internationale : leur budget moyen passera à 40 ou 60 millions d'euros contre 20 à 35 millions d'euros actuellement", a expliqué le cinéaste. "Ce sont ces très grosses productions qui ont le plus grand potentiel de rentabilité" à l'échelle internationale a rappelé le producteur de Taxi.

CONTINUER DANS L'ANIMATION

EuropaCorp veut aussi développer le film d'animation, après avoir engrangé 107 millions de dollars (78,7 millions d'euros) au box-office mondial avec Arthur et les Minimoys, le dessin animé aux 6,4 millions d'entrées en France depuis sa sortie cet hiver. Deux suites sont d'ores et déjà programmées : Arthur 2 en 2009 et Arthur 3 en 2010, toutes deux à Noël, période reine de la fréquentation familiale. "Le dessin animé, c'est incoulable. Et avec la suite de la série, a ajouté Luc Besson, vous gagnez encore en notoriété, et en partenaires pour les produits dérivés."

Source : LE MONDE
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