C’est Christine Albanel, ministre de la Culture, qui l’a lu au Café des Palmes, au dernier étage du Palais des Festivals, devant une vingtaine de journalistes pressés pour l'occasion. «On vous avait dit de venir en costume», reproche-t-on à ceux dont la mise est jugée trop décontractée à l'entrée.

Dans sa lettre, Nicolas Sarkozy rend hommage à l'exception culturelle et promet qu'il combattra le «piratage de masse» vers lequel peut dériver la révolution numérique.

Pour le président de la République, le Festival est «la preuve vivante que le cinéma est une grande famille. (... ) Une famille qui fait de chacun d'entre nous sur la planète l'intime d'un paysan chinois contraint de quitter son village, d'un enfant qui fait les 400 coups, d'un photographe de mode anglais, d'un taxi new yorkais ou d'un soldat indigène.»

Exception culturelle

«Je suis fier de notre pays qui incarne et défend l'exception culturelle, une exception qui a donné sa vitalité à la création contemporaine», dit encore Nicolas Sarkozy relayé par Christine Albanel. Pour lui, «la France doit défendre ce mécanisme formidable de soutien financier, qu'il ne faut surtout pas confondre avec un simple subventionnement. Il fait du box-office un cercle vertueux, l'argent allant à la création dans un mouvement que nous espérons perpétuel.»

«Défense des auteurs et de leurs droits»

«La révolution numérique, une opportunité magnifique» est aussi «une porte ouverte au piratage de masse», a également souligné Nicolas Sarkozy. «Je serai donc vigilant dans ce domaine, il faut que chacun prenne sa part dans la lutte pour la protection des droits», indique-t-il.

«Pour reprendre deux jolis titres de deux grands films récents qui m'ont particulièrement touché, merci de nous donner le “goût des autres” et de nous rapprocher de “la vie des autres”», conclut la lettre du Président.

Source : Alice Antheaume (à Cannes) / 20minutes.fr
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