Les dégâts occasionnés par le protocole de 2003 sur l'assurance chômage des artistes et des techniciens du spectacle, du cinéma et de l'audiovisuel engagés par intermittence ne sont plus à démontrer. A ce jour, ce n'est que grâce à nos mobilisations, que l'État a été contraint de mettre en place et de financer un fonds transitoire qui a permis de « repêcher » plus de 35 000 professionnels. Et, bien plus grave, la prétendue « professionnalisation » revendiquée par les signataires se traduit tout particulièrement pour les artistes par une crise de l'emploi sans précédent.

Au mépris de tous les rapports et des engagements pris alors par le gouvernement, et parce qu'il ne corrige en rien l'essentiel de la réforme de juin 2003, le protocole d'accord du 18 avril 2006, signé en catimini à la veille de Noël par 3 organisations syndicales minoritaires, se traduira par l'exclusion de milliers de professionnels.

Très en retrait par rapport au fonds transitoire, le fonds dit de « professionnalisation » annoncé par le gouvernement, adopté tout récemment à l'occasion de la loi de finances 2007 - qui n'a fait l'objet d'aucune discussion avec les organisations représentatives de nos secteurs d'activité - va nourrir et aggraver la crise de l'emploi des artistes, des réalisateurs, des techniciens et des ouvriers du spectacle vivant et enregistré, ce qui tournerait résolument le dos au légitime combat pour la diversité culturelle.

VOILÀ POURQUOI, NOUS NOUS OPPOSONS À SON AGRÉMENT.
VOILÀ POURQUOI NOUS VOUS DEMANDONS DE NE PAS L'AGRÉER.

Pour signer la pétition : c'est ici
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