Synopsis

Julien est un jeune auteur qui rêve d'être édité. Il réussit à obtenir un rendez-vous avec une éditrice redoutable Judith Zahn. Celle-ci ne lui reconnaît aucun talent mais le trouve à son goût. Il se laisse séduire et devient son amant.

Un soir, par curiosité, il fouille dans ses affaires et découvre une histoire qui le passionne, l'histoire du père de Judith, révolutionnaire des années 70 mort au combat en Amérique du Sud. Julien décide d'en faire un livre sans rien en dire à Judith. Quand il lui montre le manuscrit, elle se sent volée, trahie... Elle lui interdit de le publier et rompt avec lui.

Il passe outre. Le livre est un énorme succès. Furieuse, Judith se sert d'un stratagème pour faire tomber Julien. Mais sa vengeance accomplie, elle ne la savoure pas comme elle l'espérait...





Les Ambitieux par Hélène Louvart (Directrice de la Photographie)

"Première collaboration avec Catherine C. et la dernière. Il n’y a pas eu d’entente entre elle et moi, une réelle question de goût sur la lumière. Au fur et à mesure des journées passées sur le tournage, je n’ai pas su et pas réussi à m’accorder avec ses goûts, à faire ce qu’elle attendait de moi.

Un opérateur fait le film que lui demande le réalisateur, me disait-elle. Oui c’est tout à fait vrai, il faut par contre garder un minimum de décence artistique dans le travail de la lumière. Au bout de cinq semaines, Guillaume Schiffman est venu me remplacer. Catherine Corsini a, dit-elle, viré Hélène Louvart, et mon dernier jour m’a rendu tellement légère et libérée, en accord avec mes pensées, je me sentais si bien (cela me permettait aussi d’aller mieux préparer un film en Suisse sur lequel je m’étais engagée, et qui commençait très prochainement).

Cette expérience, pour la première fois dans mon parcours, m’a réellement permis de réaliser l’importance de l’entente avec le (ou la) réalisateur, pas juste " boire un café " ou " déjeuner ensemble ", mais plus en profondeur, sur les goûts. Je peux faire des films totalement différents, avec des réalisateurs qui n’ont aucun point en commun, mais il y a toujours au fond de nous-même, surtout lorsque nous sommes devant des séquences plus difficiles à fabriquer, des goûts et des idées qui se retrouvent et s’accordent, et très souvent je suis amenée à respecter leur point de vue, leur opinion, car je peux les percevoir à ce moment-là comme étant censés ou justifiés.

Je n’avais jamais vécu à ce point un " hic " ainsi dans mon travail, il fallait bien que cela arrive un jour, pour vraiment réaliser que nous faisons un métier tellement incroyable. Je n’ai pas vu le film terminé à ce jour, puisque c’est Guillaume qui s’est occupé de l’étalonnage.

Jérôme Alméras est arrivé au cadre à la troisième semaine, et cela a été une très bonne collaboration."

Source : Lettre AFC n° 161 directeur de production producteur cinema television productrice tournage plateau comedien directrice