L’un des premiers films de Tomas Guttierez Alea, La Mort d’un bureaucrate, est dédié à Luis Buñuel, Laurel et Hardy, Akira Kurosawa, Harold Lloyd, Jean Vigo et à Marilyn Monroe. L’ambition du nouveau cinéma cubain est annoncée clairement. Petit pays mais grande cinématographie qui veut se situer d’emblée dans l’histoire de l’art cinématographique. La rencontre avec le cinéma cubain du 30 novembre au 3 décembre permettra de déguster une sélection des meilleurs réalisateurs de ce pays : Gutierrez Alea, mais aussi Humberto Solas, Santiago Alvarez, Juan Carlos Tabio et le grand auteur de film d’animation, Juan Padron. Si on y ajoute de la musique, un peu de rhum et des invités, l’ambiance cubaine fera le reste.





Petit pays, Cuba a réussi à soutenir une production cinématographique ambitieuse. Présenter en quelques jours et une dizaine de titres ce cinéma inventif et rythmé comme la musique qui a conquis le monde, c’est le défi que s’est fixé la Cinémathèque euro-régionale – Institut Jean Vigo de Perpignan. Des grandes œuvres des années soixante de Tomás Gutiérrez Alea, Humberto Solas, Santiago Alvárez aux derniers films sortis en France, c’est à une rencontre avec la diversité des genres et des styles que nous vous convions.

La première soirée avec film, repas, musique avec la Casa Musicale donnera le ton à cette rencontre. Des cinéastes, des spécialistes du cinéma cubain sont invités à se joindre à cette fête de cinéma. Issus d’un tiers-monde revendiquant son droit à l’existence, les cinéastes cubains composent un ensemble détonant qui allie l’épique au burlesque. Du cri d’un monde menacé de sous-développement aux comédies de la fin du vingtième siècle, le cinéma cubain agit comme un puissant décapant.

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