JO 2024: le coeur du village olympique situé dans la Cité du cinéma

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CITE DU CINEMA
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Le CIO, réuni ce mercredi à Lima, va attribuer les Jeux Olympiques de 2024 à Paris. Point d’orgue du dossier de candidature de la Ville Lumière, le futur village olympique marquera durablement le Grand Paris.

Après trois candidatures ratées (1992, 2008 et 2012), la France olympique tient enfin sa revanche. La capitale va en effet accueillir la plus grande compétition sportive du monde en 2024, cent ans après les derniers Jeux d’été organisés à Paris. Si le projet parisien mise sur les infrastructures existantes, la piscine ainsi que le village olympique seront construits à proximité du Stade de France en Seine-Saint-Denis.

Le département le plus pauvre de France sera en effet le grand gagnant de cette compétition. Le village des athlètes sera édifié entre le quartier Pleyel à Saint-Denis, Saint-Ouen et L’Île-Saint-Denis. Ce territoire habituellement en proie à des difficultés économiques et sociales importantes sera donc sous le feu des projecteurs du monde entier pendant toute la durée de la compétition. L’objectif affiché par les acteurs du projet est de jouer un rôle moteur de développement économique, pour réduire les inégalités territoriales et favoriser l’emploi local, notamment celui des jeunes.

Le village olympique sera ainsi le centre névralgique des Jeux pour les 17.000 athlètes venus de tous les continents afin de participer à l’événement. Les sportifs seront hébergés dans des chambres spacieuses à proximité immédiate des infrastructures sportives. Ainsi, 85% d’entre eux vivront pendant deux semaines à moins de 30 minutes de leur site de compétition.

Des espaces de loisirs et un restaurant géant dans la Cité du cinéma

Sur les 51 hectares que compte le site, 5,7 d’entre eux seront consacrés à des plans d’eau, sans oublier 3 hectares d’espaces verts avec des potagers arrosés grâce à un système de récupération d’eau de pluie. Les résidents du village profiteront donc d’un environnement paisible en bords de Seine, avec des espaces de repos ainsi qu’une promenade aménagée le long du fleuve.

Le cœur du village se trouvera néanmoins dans la Cité du cinéma imaginée par Luc Besson et sortie de terre en 2012. Le complexe est aujourd’hui un des principaux pôles de tournage et de services pour l’industrie cinématographique en Europe. Son plus grand édifice, la Nef, qui était à l’origine une centrale électrique construite en 1933 afin de fournir de l’énergie au métro parisien, abritera en effet le restaurant principal du village. Conçu pour servir jusqu’à 5000 couverts par jour, l’endroit proposera le meilleur de la cuisine française dans un cadre grandiose.

La nef impressionne en effet grâce à ses dimensions hors-norme, caractérisée notamment par une immense galerie de 240 mètres de longueur et 24 mètres de largeur, couverte par un toit de verre. La mezzanine adjacente ainsi que le restaurant de la Cité seront également mis à contribution pour restaurer les résidents et servir les quelques 700.000 repas qui seront distribués tout au long de la compétition. Le restaurant principal sera complété par deux restaurants-cafétérias flottants, localisés dans la zone résidentielle, et dotés d’une vue panoramique sur le fleuve.

Après les Jeux, un écoquartier en héritage

Après la fin des épreuves, le village olympique sera reconverti en «éco-cité de la boucle de Seine» d’une capacité de 3500 logements. La priorité a en effet été mise sur le faible impact environnemental du site. Les bâtiments seront ainsi construits avec des matériaux bio-sourcés, comme le bois, qui permet de capter du CO2 afin de réduire au maximum leur empreinte carbone.

L’organisation des Jeux olympiques permettra également de conforter des projets structurants pour le territoire, comme le prolongement de la ligne 14 vers Pleyel ainsi que la création des lignes 16 et 17 du Grand Paris Express qui devraient être achevées à l’horizon 2024. Ces nouvelles lignes contribueront au désenclavement de l’est du département, mettant la nouvelle gare Saint-Denis Pleyel à moins de 15 minutes du centre de Paris. L’héritage a cependant un prix. Ce nouveau quartier devrait en effet coûter 1,92 milliard d’euros. Un coût important qui devrait néanmoins être en partie pris en charge par des investisseurs privés.

Source : Le Figaro – Adrien Gicquiau

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