5 syndicats de producteurs veulent poursuivre les discussions

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En vue de la réunion plénière de la négociation de la convention collective de la production cinématographique, les organisations de producteurs cinématographiques, l’AFPF, APC, APFP, SPI, UPF appellent à la poursuite de la négociation alors que plusieurs organisations de salariés appellent à la signature du texte proposé par l’API.

« Les organisations de producteurs AFPF, APC, APFP, SPI, UPF, qui représentent la très grande majorité des films de la production cinématographique française, auxquels s’est jointe l’APFP au nom des producteurs de films publicitaires, ont fait aux syndicats de salariés, une proposition complète de convention collective, correspondant aux pratiques de terrain et applicable au regard de la diversité du secteur et de la législation du travail » soulignent les intéressés dans un communiqué.

« Parallèlement les producteurs de l’API, qui représentent des groupes de cinéma dont les activités rassemblent également les branches de la distribution et de l’exploitation des films, ont proposé un texte correspondant à leurs propres préoccupations de sociétés à composantes multiples, dans lesquelles la production occupe une part non prépondérante » poursuivent-ils.

Et précisent que « Si le texte de l’API a reçu l’appui d’importants syndicats de salariés, d’autres syndicats ne l’ont pas accepté et les organisations de producteurs ci-dessus ne le signeront pas car ils l’estiment, sur des points importants, incompatibles avec l’avenir de la diversité de la production cinématographique et, de ce fait, même avec la survie du cinéma le plus important d’Europe et l’un des plus reconnus au monde ».

Ces organisations demandent de « continuer à travailler à un compromis au sein de la commission mixte paritaire…À ce titre, le point le plus délicat à résoudre est sans doute celui de permettre à tous les films de se faire, ce qui inclut les films difficilement financés, dans des conditions acceptables afin de les présenter au public qui décidera in fine, notre secteur étant plus un marché de l’offre qu’un marché de la demande, comme tout secteur culturel ».

« Soucieux d’apaiser les craintes des techniciens », ces producteurs sont prêts « à revoir le seuil d’éligibilité des films au mode de rémunération des techniciens avec participation aux recettes nettes des producteurs. Mais elles proposent un aménagement des seuils salariaux afin de prendre en compte le parcours professionnel des salariés, ce qui est la pratique de tous les secteurs d’activité en France ».

Enfin, elles se fixent comme objectif d’aboutir à « une convention collective pour Cannes ».

Source : Le Film Français – Sarah DROUHAUD

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