Essais du Canon D5 Mark II par Jean-Marie Dreujou, AFC

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Je suis parti en repérages en Guyane pour le film d’Eric Besnard, avec une Arri 235, afin de choisir la pellicule du film, et j’ai profité de ces essais pour tourner quelques plans avec le Canon.

A mon retour, Olivier a converti les informations de la carte Compact flash de l’appareil en fichier DPX qu’il a fourni au laboratoire Eclair.
Avec Marjolaine, nous avons étalonné sur le Colorus les quatre pellicules que j’avais essayées, ainsi que deux plans du Canon. Cet étalonnage a été « shooté » en 35 mm anamorphique. En projection, après avoir choisi la pellicule qui convenait pour le film, nous avons été incroyablement surpris du rendu du Canon, et il nous a semblé évident que l’on pouvait se servir de celui-ci dans certaines situations.

Cette impression a été confirmée quand, après être reparti en Guyane pour un deuxième repérage, nous avons de nouveau étalonné avec Marjolaine quelques plans que j’avais tournés avec le Canon (améliorés avec un nouveau soft).

Jean-Jacques Annaud est parti avec mon Canon en premier repérage pour son prochain film, avec lequel il a tourné quelques plans dans le désert.
A son retour, nous avons fait une petite sélection que j’ai étalonnée avec Fabien chez Dubois. Ces plans ont été  » shootés  » en 35 mm anamorphiques et projetés dans la grande salle de LTC.

Si les plans larges laissaient apparaître des défauts (difficiles à analyser car je n’ai pas tourné ces images), les plans moyens et serrés étaient très satisfaisants. Le Canon D5, de par son faible encombrement et son poids réduit (4 kg avec un 24-70 mm), est un nouvel outil mis à notre disposition qui a toute sa place sur un tournage (cascades, plans insolites, plates SFX, etc.).

Avec son capteur de taille 24×36, la profondeur de champs est très intéressante (elle est à surveiller pour raccorder avec d’autres supports), et le rendu, une fois tiré sur pellicule, est très agréable.

Il faut savoir que, même accessoirisé (visée, follow focus, crosse épaule, etc.), le Canon D5 reste très difficile à utiliser, et qu’il ne peut pas remplacer une caméra.

Je vais tourner avec, sur le film d’Eric, des plates SFX, des plans de cascades et d’explosion. Les images que nous allons tourner seront traitées par la société Blue3ds, qui transforme les informations de la carte Compact flash en fichier DPX 24 ou 25 im/s prêt à être déposé au laboratoire et au montage.
A suivre…

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