Cinéma: gros budgets et stars fragiles sont la hantise des assureurs

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Dernière et plus grosse production française en date, Astérix et les Jeux Olympiques, troisième volet des aventures de l’irréductible gaulois, dont la sortie est prévue début 2008. Budget: 78 millions d’euros.

Pour les courtiers spécialisés dans le cinéma, trouver des assureurs qui peuvent couvrir ces montants relève du tour de force, la solution passant le plus souvent par la collaboration de plusieurs compagnies.

« Les capacités des assureurs dans ce domaine sont relativement limitées. Au-delà de 20 millions d’euros de budget, c’est impossible d’en trouver un », indique Sylvain Joubert, courtier spécialisé dans les risques spéciaux chez l’américain Marsh.

« Concernant Astérix, j’ai mobilisé tout le monde », souligne-t-il, c’est à dire des compagnies d’assurances telles que la japonaise Tokyo Marine, les françaises Axa et AGF et l’australienne QBE ainsi que des réassureurs.

Les assureurs se trouvent de plus en plus sollicités pour couvrir des productions à gros budgets, la télévision délaissant les productions moyennes pour financer des films plus chers, gages de fortes audiences.

En outre, pour les assureurs, le fait de devoir financer de grosses productions « mange l’argent pour les autre films », selon M. Joubert, qui traite une vingtaine de film par an pour un budget moyen de 10 à 15 millions d’euros.

Tout est assuré lors d’un tournage, les acteurs, les cascades, les accessoires, mobiliers, décors, équipement technique, assistance rapatriements pour les scènes à l’étranger mais également les supports c’est à dire le document audiovisuel, négatifs ou numérique.

L’aspect humain est le plus difficile à appréhender, de l’acteur qui se blesse dans son escalier la veille d’un tournage à la vedette qui a un accident de moto au milieu d’un film ou un réalisateur gravement malade pour lequel il faut aménager le tournage.

« Si un acteur est âgé, on va s’assurer qu’il a la capacité de jouer », indique Didier Couturier, directeur général adjoint de QBE, ce qui peut passer par l’envoi d’un médecin qui délivre un avis tout en respectant le secret médical.

Selon des sources proches de la production, la participation de Jean-Paul Belmondo (74 ans), convalescent depuis 2001, à un projet de long métrage n’aurait ainsi pas encore reçu le feu vert des assureurs.

« On peut exclure d’un contrat un acteur en totalité mais par exemple, pour une pathologie particulière, on impose une assistance médicale qui fait l’objet d’une surprime », selon M. Couturier.

Le pire pour un assureur reste « l’effet domino », selon Jean-Claude Beneix, directeur du courtier Continental medias assurances. Ainsi les retards de tournage du film Les Amants du Pont-Neuf de Leos Carax en 1988, suite à la blessure de l’acteur principal Denis Lavant ou plus récemment, en 1999, L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam, une production qui n’a jamais vu le jour.

Les gros sinistres restant rares, les primes d’assurance représentent une très faible part du budget d’une production, de l’ordre de 2% pour les plus élevés, même si elles varient pour chaque film.

« L’indisponibilité d’un décor ou d’une personne va générer un coût moyen de 70.000 ou 80.000 euros en long métrage », souligne M. Beneix.

Toutefois, les conditions pour assurer un film, qui s’étaient fortement détériorées depuis 2001, se sont nettement améliorées et des compagnies d’assurance tels qu’AGF et Axa sont revenues sur le marché.

Source : AFP

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