Il a suffi que Maman s’en aille…

0
553
 

René Féret est un réalisateur discret, et c’est dommage. Il a suffi que Maman s’en aille…, sa dernière œuvre, est à l’image de sa carrière : simple, humble et belle, comme l’est aussi l’histoire de ce père et de sa fille que le cinéaste a choisi de raconter.

Tout le poids de Il a suffi que Maman s’en aille… repose avant tout sur les épaules de son duo d’interprètes, celles larges et rassurantes de Jean-François Stévenin, et celles frêles et enfantines de la surprenante Marie Féret, fille du réalisateur. Jean-François Stévenin, égal à lui-même, est parfait de sobriété dans la peau de cet ours bougon d’agriculteur cinquantenaire, qui va redécouvrir le pouvoir de la tendresse au contact de sa fille Léa, 10 ans. Léa, c’est donc Marie Féret, une gamine épatante qui épouse son rôle à merveille. L’alchimie qui se dégage de leur relation est l’évidence même.

Ce couple d’acteurs est au service d’une histoire belle et touchante, qui a le grand le mérite de ne jamais tirer sur la corde lacrymale. Ici, les sentiments sont dévoilés avec pudeur, et jamais étalés au grand jour. C’est tout à l’honneur de René Féret d’avoir traité une telle histoire sans vouloir à tout prix faire pleurer dans les chaumières. On regrettera seulement que la fin emprunte une ficelle mélodramatique trop facile et attendue pour être réussie. Mais là encore, le traitement reste sobre et juste. Finalement, le seul réel défaut du film reste paradoxalement son manque d’ambition, qui fait de Il a suffi que Maman s’en aille… un joli film sensible là où l’on aurait pu voir naître un drame poignant ou une étude de mœurs réaliste.

Source : http://www.cinema-france.com par Sabine Garcia

© JML Distribution

Synopsis

Olivier, maître d’œuvre dans le Limousin, n’a pas vu le temps qui passe, pas plus qu’il n’a vu sa femme, plus jeune que lui, prendre le large, jusqu’à s’en aller vivre ailleurs.
Désemparé, furieux, blessé, il réclame la garde de leur fille Léa… La juge optera pour laisser la fillette dans ses habitudes… Dans la grande maison, le gros ours meneur d’hommes va se
retrouver en tête à tête avec cette gamine au physique de garçon manqué, qu’il ne sait trop par quel bout prendre… Au bord de la soixantaine, il sait, il sent comme est précieux ce lien
qui se tisse entre luiet sa fille… Tout cela change son rapport aux choses, à son boulot, à la vie, à sa première fille – qui l’a déjà fait grand-père – à la terre entière… Quant à Léa, elle mesure peu à peu le prix d’un père qui vous aime éperdument et qui est entré dans votre coeur à jamais.

Liste artistique

Jean-François STEVENIN : Olivier

Marie FERET : Léa

Charlotte DUVAL : Laurence

Vanessa DANNE : Delphine

Salomé STEVENIN : Marie

Sonja SAURIN : Isabelle

Elina PREVERAUD : la nounou

Lisa FERET : Alice

Isabelle FONTAINE : l’amie de Delphine

Monique TOURAINE : l’institutrice

liste technique

scénario, réalisation, production : René FERET

montage et production : Fabienne CAMARA

image et cadre : Stephan MASSIS

ingénieur du son : Christine CHARPAIL et Eric BOISTEAU

mixage : Emmanuel CROSET

musique : JANACEK – VIVALDI

Si vous voulez connaître le calendrier de mes sessions de formations, allez sur Dirprod Formations.

Mes principales formations :

Créer sa boîte de prod !
Produire un documentaire pour la télé.
Directeur de production pour le cinéma, les indispensables.
Directeur de production en fiction télé, les indispensables.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here