JEAN-YVES ROBIN

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JEAN-YVES ROBIN
JEAN-YVES ROBIN
 

Mini-bio :

Souvent, la patience paie. Jean-Yves Robin, heureux producteur de la série télé Caméra Café doit en être convaincu, lui qui a bataillé longtemps avant d’arriver à imposer ce que chacun reconnaît aujourd’hui comme une série culte. Car, non content d’avoir produit les quelque 700 épisodes diffusés actuellement sur M6 et un prime time auréolé de succès, d’avoir exporté la série dans une quinzaine de pays, le producteur et les deux auteurs comédiens, Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h, s’attaquent désormais au long métrage, dans lequel toute l’entreprise part en séminaire !

A propos de Caméra café :

Caméra café branchée sur le monde

Alors que Bruno Solo et son équipe ont tiré la prise de la série en France, le courant passe toujours à l’étranger. Une trentaine de pays ont déjà acheté le concept.

L’un rêve d’allumer le feu avec sa Xantia dont le klaxon beugle la Cucaracha, l’autre, syndicaliste dans l’âme, a une fâcheuse tendance à retourner sa veste au fur et à mesure qu’il se remplit les poches. Hervé Dumont et Jean-Claude Convenant, les deux antihéros de Caméra café, ont beau avoir quitté leur poste, des multitudes de clones ont pris le relais, répandant la bonne parole – ou plutôt le bon mot – et la mauvaise foi de par le monde.

Pourtant, au départ, personne ne croyait dans le concept, à savoir la vie d’une petite entreprise filmée par sa machine à café. Pendant des années, Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h ont cherché à le vendre à toutes les chaînes. En vain. Jusqu’à ce qu’ils prennent contact avec Jean-Yves Robin, qui avait créé la société CALT (C’est À La Télé) afin de « développer la production d’émissions originales, aux concepts forts et exportables ». Séduit par l’idée, il leur propose de réaliser un pilote, et M6, convaincue, décide de parier sur eux.

Le succès de Caméra café en France a poussé la TSR, la Belgique, la Yougoslavie – qui le diffuse avec sous-titrage –, une chaîne australienne destinée aux francophones et TV5 à le racheter tel quel. Mais ce que Jean-Yves Robin cherche surtout à exporter, c’est le « format », ce qui permet à une maison de production d’un autre pays de créer sa propre version, tournée dans sa langue par les acteurs de son choix. Explications, au bout du fil, du patron de CALT: « Aujourd’hui, une idée, ça ne vaut pas grand-chose sur le marché. Lorsque nous vendons le format Caméra café, nous fournissons non seulement le concept, mais aussi la méthode de production, la bible et les textes des épisodes, traduits en anglais. C’est ce qui fait sa valeur. »

Les Caméra café de Grèce, Italie, Espagne, Pologne, du Québec ou encore du Portugal seraient donc des photocopies de la version française? Pas tout à fait. CALT livre la série par tranches de cent épisodes et autorise 20% de création sur les deux premières saisons – les références politiques ne sont pas les mêmes partout et la religion est un sujet délicat –, les 80% restants devant impérativement être fidèles aux textes originaux. « Plus la production avance, plus la liberté des scénaristes étrangers s’accroît parce que nous savons qu’ils respectent la bible et qu’ils maîtrisent les personnages tels qu’ils ont été conçus, précise Jean-Yves Robin. Une équipe de CALT international vérifie d’ailleurs que les adaptations sont faites dans le respect de l’œuvre de nos ayants droit. »

Plutôt que de diffuser sept minutes par jour comme M6, la chaîne Italia 1 offre vingt-six minutes quotidiennes à ses téléspectateurs. Ce qui explique que les producteurs ont depuis longtemps épuisé les 700 épisodes français de trois minutes et demie existants et qu’ils font désormais 100% de création; ils ont déjà réalisé près de 1500 épisodes et planchent sur deux films qui n’auront rien à voir avec Espace détente puisque le premier sera une aventure d’espionnage en Chine.

Au fait, l’Asie va-t-elle se laisser tenter par la machine à café française? « Nous y travaillons, assure Jean-Yves Robin. La Chine est l’une de nos priorités au prochain MIP (Marché international des programmes de télévision) et nous élaborons un projet pour les Philippines; comme c’est un pays où les femmes travaillent beaucoup, on nous a demandé d’écrire une version avec deux héroïnes à la place d’Hervé et de Jean-Claude. » Un autre gros marché l’attire également: « Nous espérons que Coffee Break, la version canadienne qui va bientôt démarrer, nous ouvrira les portes des Etats-Unis… »

Sachant que chaque vente d’un format rapporte à CALT 10% du prix de production de la nouvelle version et que Caméra café a déjà été acquis par une trentaine de pays, Jean-Yves Robin peut d’ores et déjà, dans ses bureaux, remplacer la machine à café par un distributeur à champagne.

Kaamelott plus difficile à vendre

Kaamelott, qui a fait des légendaires chevaliers de la Table ronde une équipe de bras cassés à la savoureuse médiocrité, s’exporte également; la série a été achetée telle quelle par la Suisse ainsi que la Belgique, et le format a trouvé preneur au Québec, en Espagne et en Italie. Jean-Yves Robin, le patron de CALT, est conscient qu’il est plus difficile à vendre que Caméra café. Non pas parce que la quête du Graal est moins universelle que le « mauvais esprit » d’entreprise, mais parce que la production, plus lourde, demande de plus gros investissements. Pour faciliter la tâche aux pays acheteurs, la production a été centralisée à Lyon, dans les studios où Kaamelott est désormais filmé. Les équipes étrangères peuvent ainsi amener leurs propres comédiens pour tourner sur place, en utilisant les décors et les costumes qui ont été créés pour la série française.

Olaya Gonzalez pour tv8.ch

Filmographie :

Producteur délégué

Espace détente (2005), de Bruno Solo

Kaamelott de Alexandre Astier (série TV)

Caméra café de Jean-yves Robin et Alain Kappauf (série TV)

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