MARIN KARMITZ

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MARIN KARMITZ
MARIN KARMITZ
 

Biographie :

Marin Karmitz est l’un des principaux producteurs du cinéma français, créateur de la société MK2, distributeur, exploitant et réalisateur, spécialisé dans le cinéma indépendant, dit « d’auteur ».

Il voit le jour le 7 octobre 1938 à Bucarest dans une famille juive qui sera contrainte à immigrer en France (il a alors neuf ans).
Il passe son bac, rentre à l’IDHEC et devient chef opérateur. Il travaille notamment avec Agnès Varda et Jean-Luc Godard. Poussé par l’envie de réaliser ses propres films, il crée sa maison de production MK2, d’abord exclusivement consacrée aux courts métrages (notamment ses réalisations dont Camarades en 1969).

Marin Karmitz a épousé Caroline, la fille de Françoise Giroud, dont il a eu deux fils.

Ses productions rencontrant des problèmes de diffusion, il décide de devenir lui même exploitant (la première salle ouvre en 1974 à Bastille).

Rapidement reconnu dans son rôle de producteur de cinéma indépendant, il prend position face à l’industrie, notamment américaine, du cinéma de divertissement. Comme il le dit lui même: « Une société sans création, sans créateurs, est une société sans mémoire, sans identité, sans cohésion sociale — sinon celle de regarder les mêmes émissions de « loisirs » à la même heure, et d’avoir ainsi la paix sociale qui est celle des cimetières.» (extrait de La création face aux systèmes de diffusion).

Parmi les réalisateurs qu’il produit, on relève les noms de Claude Chabrol (dix films, dont Poulet au vinaigre, 1984 ; L’enfer, 1993 ; La cérémonie, 1995 ; Au coeur du mensonge, 1999), d’Alain Resnais (Mélo, 1986 ; I want to go home, 1988), de Louis Malle (Au revoir, les enfants, 1987), de Jacques Doillon (La tentation d’Isabelle, 1985 ; Petits Frères, 1999), de Kenneth Loach (Looks and smiles, 1981 ; Fatherland, 1985), des frères Taviani (La notte di San Lorenzo, 1981 ; Kaos, 1984 ; Good morning Babylonia, 1986) ou de Luigi Comencini (La storia, 1985). Il ne se contente pas des valeurs établies et contribue à faire découvrir au public de nouveaux talents, parmi lesquels : Romain Goupil (La java des ombres ; Mourir à trente ans, 1982), Claire Denis (Chocolat, 1987), Etienne Chatillez (La vie est un long fleuve tranquille, 1987), Pavel Lounguine (Taxi Blues, 1990), Cédric Klapisch (Riens du tout, 1992), Krzysztof Kieslowski (la trilogie Bleu; Blanc; Rouge), Arturo Ripstein (Carmin profond, 1996).

Il se prononce aussi contre le mouvement des intermittents et la culture de la subvention, contre les luttes à forte coloration corporatiste où les notions de création et de spectacle se mélangent. Pour lui, l’artiste ne doit pas être un assisté.

Aujourd’hui, la société d’exploitation Karmitz compte 11 complexes (tous sur Paris). Sa principale activité reste la production, et depuis quelques années il édite aussi ses films sur support DVD avec un catalogue très intéressant d’auteurs de cinéma tels que Alain Resnais, Claude Chabrol, François Truffaut, Jacques Doillon, Michael Haneke, Louis Malle, Charlie Chaplin… Karmitz lui-même.

En octobre 2005, il cède sa société MK2 et toutes ses filiales à son fils Nathanaël.

ENTRETIEN AVEC UN PRODUCTEUR PAS COMME LES AUTRES (1998) – Extraits

« Regards, désirs, liberté, comédie, avenir…» Les mots avec lesquels Marin Karmitz parlent du septième art ont été mis en scène sur la façade du cinéma 14-Juillet sur Seine par le graphiste Claude Maggioni, à côté de tirades célèbres extraites des films de J.-L. Godard, B. Wilder, O. Welles, F. Fellini, P. Leconte, M. Scorcese, M. Carné ou A. Resnais. Le réseau des 14-Juillet est le seul à consacrer plus de la moitié de ses séances à la diffusion de films non américains.

Lumière, révolte, amour, égalité, cinéma, démocratie : les mots qui ornent le frontispice du dernier « lieu de cinéma » qu’a créé Marin Karmitz à Paris en disent long sur la conception ambitieuse et quasi militante du cinéma de ce producteur indépendant, qui met sa passion au service de films d’auteur du monde entier.

A la fois producteur, distributeur en France et à l’étranger et exploitant de salles à Paris, Marin Karmitz, longtemps à la marge, est aujourd’hui au coeur du paysage cinématographique français.

Label France : Vous recevez 1 000 scénarios par an. Selon quels critères choisissez-vous les films que vous produisez chaque année ?

Marin Karmitz : Il y a plusieurs façons d’envisager le métier de producteur. La mienne est de ne pas partir de l’idée qu’un film est une affaire commerciale, mais de me fier à mon instinct, à mon envie de travailler avec un metteur en scène et de réaliser un scénario. Et ensuite seulement de me donner les moyens de faire ce film. Disons que c’est beaucoup plus une démarche d’éditeur et de marchand, car il s’agit non seulement de permettre la naissance d’un film, mais aussi de faire en sorte que ce film existe pour le public, c’est-à-dire de le promouvoir, d’assurer sa diffusion et sa vente, à l’étranger notamment.

Cela correspond à vos différentes casquettes…

C’est vrai, puisque je suis producteur, distributeur en France et à l’étranger, exploitant de salles et aussi vendeur de droits, c’est-à-dire que j’ai un catalogue d’oeuvres comme toute bonne maison d’édition. C’est pour permettre un bon fonctionnement de la production, qui est le coeur du groupe MK2, que je fais tous les autres métiers. C’est une démarche nouvelle, en France en particulier, où les grandes compagnies viennent historiquement de la diffusion et sont remontées vers la production, alors que moi je viens de la production et je suis descendu vers la diffusion.

Comment concilier quand on est producteur-exploitant la rentabilité et les prises de risques sur des oeuvres audacieuses pas nécessairement grand public ?

A la différence des producteurs délégués ou exécutifs, je ne dépends pas de financements industriels ou bancaires pour faire ou ne pas faire un film. J’ai d’autre part essayé de réduire au maximum tout lien de dépendance avec des diffuseurs, qu’ils soient de cinéma ou de télévision. En France, jusqu’à la fin des années 80, la rentabilité d’un film se faisait essentiellement dans les salles de cinéma. Avec l’essor des chaînes de télévisions privées, publiques, payantes et de leurs besoins en matière de programmes, notamment de films, les télévisions sont devenues la principale source de financement du cinéma.

Sur la cinquantaine de films produits par MK2, 19 ont reçus un César, 7 un prix au festival de Cannes, 8 à la Mostra de Venise et 5 ont été nominés aux Oscars.

Or, les télévisions ont tendance à produire des films qui correspondent à ce qu’elles croient être les attentes du public en prime time. Cette démarche est très antinomique de ce qu’on peut appeler la création cinématographique. Si on veut faire un cinéma d’auteur, un cinéma de création, il est évident qu’on ne peut pas dépendre de ce type de contrainte.

Vous avez toujours été un défenseur du cinéma de proximité et un pionnier dans la reconquête des quartiers de Paris, récemment encore avec l’implantation d’un cinéma dans le XIXe arrondissement, et demain avec votre grand projet de Cité de l’image et du son près de la Bibliothèque nationale de France. A quelles nécessités répond cette politique ?

J’ai ouvert ma première salle en 1974 à la Bastille. Cela allait déjà à l’encontre d’un certain nombre d’idées reçues puisque c’était un quartier très populaire, abandonné par le cinéma classique, et qu’il s’agissait de montrer des films différents et en version originale, alors qu’on disait que cela n’intéressait pas le grand public. A l’époque, il n’y avait, en effet, à Paris que deux endroits où on pouvait les voir, le quartier Latin et les Champs-Elysées.

J’ai mis en place un lieu – qu’on appelait alors de contre-culture -, avec trois salles de cinéma, mais aussi une librairie, un espace de rencontre, une salle d’exposition qui accueillait de nombreuses animations. Très vite, ce lieu a été pris en charge par les spectateurs. A la suite de quoi j’ai ouvert d’autres salles2, toujours en version originale, permettant son explosion à Paris, et créant des spectateurs nouveaux habitués puis attachés à la version originale. Je suis très fier de cette expérience. Elle va dans le sens de la défense du cinéma, parce que respecter un film consiste avant tout à le projeter dans sa langue.

Cette idée de faire du cinéma un lieu de vie, capable de transformer des quartiers abandonnés ou en friche en leur amenant de la gaieté, des échanges, que je n’ai pas pu appliquer dans toutes mes salles pour des raisons liées à leur architecture, j’ai pu la réaliser récemment dans le XIXe arrondissement. Là, j’ai trouvé un endroit admirable, d’anciens hangars à bateaux, dont nous avons fait un lieu très original, au bord du canal de la Villette, avec six salles bénéficiant des derniers équipements et doublées de deux restaurants3, dans un quartier qui n’avait plus aucune salle après en avoir compté une vingtaine dans les années 60.

Et c’est un succès fabuleux dans ce quartier très populaire, où passer des films d’art et d’essai en version originale paraissait complètement fou. Ces salles auront accueilli en un an 400 000 spectateurs, ce qui dépasse largement nos prévisions. Et, plus important encore peut-être, ce quartier qui était le symbole de la drogue et de l’insécurité à Paris est redevenu fréquentable, la drogue a disparu, les gens sortent de nouveau le soir, ils ont retrouvé confiance dans le quartier et ils sont fiers d’habiter là. Une certaine approche, dans le respect des gens et de la création, peut transformer la vie, c’est pour moi un symbole très fort.

Serait-il du ressort de l’Etat d’établir des règles pour préserver le pluralisme des salles et donc des productions ?

Partout dans le monde, les Etats sont très affaiblis, ils ne maîtrisent plus la politique économique, ni la politique étrangère. Par contre, ils ont encore la maîtrise de l’éducation nationale et d’un certain nombre d’instruments de diffusion culturelle. Et je ne vois pas pourquoi partout on considère qu’on peut ou qu’on doit préserver la nature, les forêts et qu’on ne mette pas sur le même plan quelque chose qui est aussi important qu’un arbre, à savoir la pensée humaine, la création. Les Etats devraient tout simplement jouer leur rôle de représentant de la collectivité nationale, c’est-à-dire d’instrument de préservation des pluralismes culturels, qui passent notamment par des lieux de production et de diffusion que sont les cinémas, où s’expriment des points de vue personnels.

Je crois que nous sommes dans une situation de guerre, tout à fait moderne, qui se fait par une nouvelle industrie, celle de la communication. Il se trouve que c’est la première industrie exportatrice des Etats-Unis, qu’elle est non seulement très rentable, mais aussi qu’elle permet d’exporter des idées et des produits, un mode de vie et de pensée. Et comme dans toute guerre, il y a des gens qui résistent, et ce sont les artistes du monde entier, certains intellectuels, certains gouvernants, etc. Il y a beaucoup de gens qui collaborent par intérêt financier, les dirigeants des chaînes de télévision, par exemple, qui achètent très cher des films américains, ou qui cofinancent à coups de millions de dollars le cinéma américain, mais qui ne font pas les mêmes efforts pour leur cinéma national. Et puis, vous avez une grande masse de gens totalement indifférents.

Face à cela, on peut essayer de lancer des débats, d’éveiller les consciences, en disant : attention, l’avenir du cinéma réside dans ce que j’appelle le « cinéma de pauvres », qui existe partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis, qui se fait avec peu de moyens, mais qui est justement le cinéma de l’avenir parce qu’il crée des idées nouvelles. C’est lui qui permet à de nouveaux artistes, acteurs, techniciens, etc. d’exister et c’est lui qu’il faut défendre. C’est ce que j’essaye de faire à travers MK2.

Il ne s’agit pas d’opposer le cinéma américain au cinéma européen, mais le cinéma industriel et standardisé des studios hollywoodiens au cinéma de création du monde entier. Ma façon à moi de lutter contre le système américain est par exemple de produire en ce moment aux Etats-Unis le film magnifique d’un jeune cinéaste – Claire Dolan de Lodge Kerrigan -, et de montrer aux Américains que nous maîtrisons un savoir-faire qu’eux ont perdu.

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas comme certains de financer des films en langue anglaise avec des effets spéciaux et des vedettes américaines, non, ce qui m’intéresse, c’est de produire des oeuvres originales du monde entier, aussi bien en Iran qu’aux Etats-Unis, en Roumanie qu’au Mexique ou en France.

Quelle place accordez-vous aux cinématographies étrangères ?

La France joue un rôle important pour permettre au cinéma mondial d’exister. Et c’est vrai que je suis un de ceux qui y participent, car l’ouverture sur les cinémas du monde entier est une des vocations essentielles de MK2. Je suis depuis toujours intimement convaincu que la force du cinéma français ne peut venir que de ses rapports étroits, de ses alliances, de ses interférences avec les cinémas étrangers. Et l’une des forces de MK2 a été justement d’en découvrir un certain nombre (Parmi les nombreux réalisateurs étrangers produits par MK2 figurent le Britannique Ken Loach, le Grec Theo Angelopoulos, les Italiens Paolo et Vittorio Taviani, le Russe Pavel Lounguine, le Roumain Lucian Pintilié, le Polonais Krzysztof Kieslowski, les Iraniens Mohsen Makhmalbaf et Abbas Kiarostami…).

Ce va-et-vient, qui est une façon de lutter contre l’exclusion dans la droite ligne de la tradition française d’accueil, est une chose dont je suis très fier, puisque, par les temps qui courent, on voit plutôt se développer le contraire, et quand ce n’est pas la fermeture sur soi, c’est l’imitation servile et stérile de la culture américaine.

Car ce qui m’intéresse, ce ne sont pas les films nationaux en tant que tels, mais les films qui peuvent atteindre à l’universel. Et il faut bien distinguer ce qui relève de la mondialisation et ce qui est universel. Le cinéma américain est mondial parce que son système de promotion et de distribution est incroyablement puissant. Cela ne suffit pas à en faire un cinéma universel. J’appelle universel quelque chose qui élève et qui transforme, et non qui rabaisse et qui avilit.

Etes-vous plutôt optimiste ou plutôt pessimiste quant à l’avenir du cinéma ?

Je suis d’un naturel tout à fait pessimiste, mais comme je suis par ailleurs quelqu’un qui a une nature de résistant, l’un contredit l’autre.

Propos recueillis par Anne Rapin

Filmographie :

en tant que : Producteur

1973 Voyage en Grande Tartarie Jean-Charles Tacchella

1975 Viva Portugal Serge July, samuel Schirmbeck

1977 amour violé (L’) Yannick Bellon

1978 Simone de Beauvoir Josée Dayan, Malka Ribowska

1979 Le saut dans le vide Marco Bellocchio

1979 Sauve qui peut (la vie) Jean-Luc Godard

1981 Regards et sourires Ken Loach

1981 ombre rouge (L’) Jean-Louis Comolli

1982 Mourir à trente ans Romain Goupil

1982 mur (Le) Yilmaz Güney

1983 bon plaisir (Le) Francis Girod

1984 Kaos – Contes siciliens Paolo Taviani, Vittorio Taviani

1984 No man’s land Alain Tanner

1984 Poulet au vinaigre Claude Chabrol

1985 Fatherland Ken Loach

1985 Inspecteur Lavardin Claude Chabrol

1985 Storia (La) Luigi Comencini

1985 Tentation d’Isabelle (La) Jacques Doillon

1986 Good morning Babylone Paolo Taviani, Vittorio Taviani

1986 Masques Claude Chabrol

1986 L’apiculteur Theo Angelopoulos

1986 Mélo Alain Resnais

1986 Opera do malandro Ruy Guerra

1987 Au revoir les enfants Louis Malle

1987 vallée fantôme (La) Alain Tanner

1987 vie est un long fleuve tranquille (La) Etienne Chatiliez

1988 Chocolat Claire Denis

1988 I want to go home Alain Resnais

1988 Une affaire de femmes Claude Chabrol

1990 Madame Bovary Claude Chabrol

1990 Taxi blues Pavel Lounguine

1991 amour en deux (L’) Jean-Claude Gallotta

1991 Betty Claude Chabrol

1991 chêne (Le) Lucian Pintilié

1991 Riens du tout Cédric Klapisch

1992 Hyènes Djibril Diop Mambéty

1992 Mazeppa Bartabas

1992 Trois couleurs bleu Krzysztof Kieslowski

1993 Aventures d’Ivan Tchonkine (Les) Jiri Menzel

1993 enfer (L’) Claude Chabrol

1993 Trois couleurs blanc Krzysztof Kieslowski

1993 Trois couleurs rouge Krzysztof Kieslowski

1993 Un été inoubliable Lucian Pintilié

1994 En mai, fais ce qu’il te plaît Pierre Grange

1995 cérémonie (La) Claude Chabrol

1995 Chamane Bartabas

1995 Gabbeh Mohsen Makhmalbaf

1995 Trop tard Lucian Pintilié

1996 médiateurs du Pacifique (Les) Charles Belmont

1996 Un instant d’innocence Mohsen Makhmalbaf

1996 Carmin profond Arturo Ripstein

1996 Rien ne va plus Claude Chabrol

1997 Claire Dolan Lodge Kerrigan

1997 La pomme Samira Makhmalbaf

1997 Silence (Le) Mohsen Makhmalbaf

1997 Terminus paradis Lucian Pintilié

1998 Au coeur du mensonge Claude Chabrol

1998 Petits frères Jacques Doillon

1998 Vent nous emportera (Le) Abbas Kiarostami

1999 Code inconnu Michael Haneke

1999 Signs and wonders Jonathan Nossiter

2000 ABC Africa Abbas Kiarostami

2000 Merci pour le chocolat Claude Chabrol

2001 Apartment # 5 C Raphaël Nadjari

2001 Ten Abbas Kiarostami

2002 Fleur du mal (La) Claude Chabrol

2003 Après-midi de Monsieur Andesmas (L’) Michelle Porte

2003 La Femme est l’avenir de l’homme Sang-soo Hong

2004 Daddy, daddy USA Pierre Hodgson

2004 Conte de cinéma Sang-soo Hong

en tant que : Producteur délégué

1981 ombre rouge (L’) Jean-Louis Comolli

1982 java des ombres (La) Romain Goupil

1982 mur (Le) Yilmaz Güney

1983 bon plaisir (Le) Francis Girod

1984 No man’s land Alain Tanner

1985 Inspecteur Lavardin Claude Chabrol

1987 Au revoir les enfants Louis Malle

1988 Une affaire de femmes Claude Chabrol

1993 enfer (L’) Claude Chabrol

1993 Trois couleurs rouge Krzysztof Kieslowski

1996 Rien ne va plus Claude Chabrol

Source : Wikipédia / Bibliothèque du film / Label France

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